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Réduire les sinistres pour limiter la hausse des assurances

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A défaut de pouvoir agir sur les tarifs, il faut réduire les consommations pour limiter les dépenses.

Ce qui est valable pour l’eau et l’énergie pourrait s’appliquer au contrat d’assurance : pour le renégocier à la baisse, il faut pouvoir afficher un historique de sinistres en diminution, et même si l’on s’adresse à un autre assureur puisqu’il faudra obligatoirement déclarer les antécédents de la copropriété sur les trois dernières années. Les résultats de la négociation ne sont pas acquis pour autant car l’envolée des primes d’assurance est due à la conjonction de multiples facteurs.

 

Le difficile contexte de l’assurance

Les crises financières ont eu un impact direct sur les compagnies d’assurances. Le renforcement de leurs fonds propres imposé par les règles prudentielles a mobilisé leurs capitaux. Les produits financiers qui constituaient une part importante de leurs ressources et venaient habituellement combler les branches d’activité déficitaires sont à l’heure actuelle quasi inexistants. Cette situation oblige les assureurs à rééquilibrer immédiatement leurs comptes techniques entre les sinistres et les primes. Le montant de la prime de l’assurance immeuble est donc plus que jamais lié au nombre de sinistres.

 

Des sinistres toujours plus coûteux

Les comptes des assureurs sont également mis à mal par la fréquence croissante des catastrophes naturelles de grande ampleur en France. Le secteur de l’assurance immeuble est traditionnellement déficitaire et le nombre de sinistres par an et par copropriété est en hausse. Les dégradations de toute nature se multiplient, mais on assiste surtout à un accroissement des dégâts des eaux dû à un déficit d’entretien des parties privatives et parfois à un remplacement trop tardif de certaines canalisations collectives. Or ces sinistres coûtent de plus en plus cher du fait de l’augmentation des coûts de maind’oeuvre et de la TVA. Certaines compagnies d’assurance en viennent à se désintéresser des immeubles anciens de moins de 3 000 m² et pénalisent les immeubles de moins de 2 000 m² en leur imposant une prime minimale en hausse sensible.

 

Eviter les hausses de primes en améliorant l’entretien des installations

Pour l’assureur, le critère décisif est plus que jamais le rapport entre le montant des sinistres et celui des cotisations encaissées. Ce ratio sinistre sur prime lui permet de mesurer la rentabilité du contrat. Au-delà des hausses tarifaires, certains immeubles trop sinistrés font l’objet d’une résiliation du contrat par l’assureur. Or les dégâts des eaux représentent en moyenne 80 % des sinistres, dont les deux tiers ont une origine privative. A cela s’ajoute un effet pervers de la convention CIDRE (Convention d’indemnisation directe et de recours), initialement conçue pour simplifier le règlement des dégâts des eaux inférieurs à 1 600 euros hors taxes, car l’assurance immeuble se trouve automatiquement sollicitée dans la majorité des cas, avec des franchises également en augmentation.

Un effort d’entretien pour réduire le nombre de dégâts des eaux dans la copropriété serait donc un bon moyen de limiter la hausse de l’assurance immeuble.

 

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